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jeudi 15 octobre 2020

La fibrillation atriale, vous connaissez ?

Nous savons tous ce que sont les défibrillateurs. Ces machines font repartir le cÅ“ur quand les ventricules, les grosses cavités qui propulsent le sang dans nos artères, fibrillent et provoquent un arrêt cardiaque soudain. Mais il n'y a pas que les ventricules dont le rythme peut être erratique. Les oreillettes, qui reçoivent le sang veineux et l'expulsent vers les ventricules, peuvent, elles aussi, se contracter de manière rapide et désordonnée. Si la fibrillation atriale ou auriculaire, celle des oreillettes, est nettement moins alarmante que la fibrillation ventriculaire, il ne faut néanmoins pas la négliger. Les ventricules se remplissant mal, l'insuffsance cardiaque menace. Et comme le sang stagne dans les oreillettes, des caillots peuvent se former. Ils risquent alors de provoquer l'obstruction d'une artère et donc un AVC. « De 20 à 25 % des AVC sont en lien avec la fibrillation atriale », explique le Dr Jérôme Lacotte, cardiologue à l'ICPS (Institut cardio-vasculaire Paris-Sud).

Des signes souvent trompeurs

Une fatigue persistante, des sensations d'angoisse, d'oppression, des palpitations ou un simple essouffement peuvent indiquer une fibrillation atriale. Le problème, c'est que ces signes ne sont pas spécifiques. On incrimine volontiers le vieillissement, le manque d'entraînement physique ou le stress. C'est le cas de Marie, 65 ans, qui attribuait son essouffement à son embonpoint. Jusqu'à ce dimanche de 2020 où elle s'est écroulée, victime d'un AVC…

Un dépistage facile


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Dans près d'un tiers des cas, la maladie passe inaperçue. Un seul geste permet de savoir si l'on est concerné : la prise du pouls. Avec trois doigts posés sur le poignet, on compte les battements. Autres solutions, l'autotensiomètre, qui mesure non seulement la tension mais aussi la fréquence cardiaque, ou les applis gratuites sur smartphone. Plus fiable mais plus coûteuse aussi, la montre connectée. Entre 60 et 100 contractions par minute, le rythme est normal. Plus élevé, il faut consulter.

Un risque qui grimpe avec l'âge

A l'origine de la fibrillation atriale, on retrouve l'obésité, le tabac, la sédentarité, les apnées du sommeil, l'hypertension, l'alcool, le diabète… En somme, toutes les mauvaises habitudes et les pathologies qui abîment le cÅ“ur. Autre facteur de risque, et non des moindres, l'âge. En France, deux tiers des patients ont plus de 75 ans. Au total, ce sont 6 % des plus de 65 ans qui seraient concernés. « Avec le vieillissement de la population et les modifications de nos modes de vie, ce chiffre va doubler d'ici à quinze ans », estime le Dr Lacotte. A noter que les malades sont majoritairement des femmes.

Guérir, c'est possible

Première arme une fois le diagnostic posé, les anticoagulants, afin d'éviter la formation de caillots et donc l'AVC. Il existe aussi des traitements destinés à régulariser le rythme. Enfin, puisque la fibrillation est due à une stimulation électrique anarchique du cÅ“ur, la solution radicale consiste à détruire les zones responsables. Après son AVC, Marie a subi cette intervention. « Avec un cathéter qui va jusqu'au cÅ“ur, le chirurgien a cautérisé les foyers qui provoquaient la fibrillation. L'opération a duré deux heures et demie. Le lendemain, je suis sortie de l'hôpital. Depuis, je n'ai plus eu la moindre crise et suis suivie par un cardiologue. »

Côté prévention 

Rien de tel que d'avoir une bonne hygiène de vie pour protéger son cÅ“ur et le préserver de la fibrillation atriale. A partir de 40 ans, il faut veiller à pratiquer régulièrement une activité physique, manger léger, dormir suffisamment, surveiller sa tension…

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